La famille Wilpshaar, d’Albert, au Canada, est passée d’une salle de traite rotative à la traite robotisée afin de relever les défis liés à la main-d’œuvre et d’améliorer la durabilité à long terme de son exploitation.
Après avoir immigré des Pays-Bas vers l’Alberta, au Canada, en 2017, la famille Wilpshaar a consacré près d’une décennie à bâtir son entreprise laitière de façon traditionnelle : avec beaucoup de travail et de passion. Toutefois, devant les défis croissants liés à la main-d’œuvre en salle de traite rotative et le besoin de renforcer la durabilité à long terme, ils ont commencé à envisager la traite robotisée.
Leur transition vers l’automatisation ne s’est pas faite à la hâte. Il s’agissait d’une décision stratégique, motivée par la volonté de réduire la dépendance à la main-d’œuvre, d’améliorer la gestion du troupeau et de construire une entreprise laitière plus intelligente et plus résiliente pour l’avenir.
De la salle de traite rotative à la robotique
L’exploitation, qui compte 400 vaches, est passée à huit systèmes de traite robotisée Lely Astronaut A5 en mars, après plusieurs années de planification et de recherche.
« Il devenait de plus en plus difficile de trouver des gens qui ont une véritable passion pour les vaches », explique Herco Wilpshaar, qui exploite la ferme avec sa conjointe Kirstin et leur famille. « On peut offrir des salaires élevés, mais sans cette passion, il est difficile de maintenir une entreprise laitière et de planifier l’avenir. La robotique nous a offert une voie d’avenir. »
Ce qui a le plus séduit Herco Wilpshaar dans la traite robotisée, c’est la possibilité de gérer chaque vache individuellement.
« On peut obtenir davantage de chaque vache lorsqu’on les gère individuellement. Le robot Lely Astronaut A5 fournit des données détaillées, notamment sur la production laitière, le gras, la protéine, la rumination et les signes précurseurs de problèmes comme la mammite ou la cétose. Ce type d’information n’est tout simplement pas accessible avec une salle de traite traditionnelle », explique Wilpshaar.
Choisir le bon système
La famille a évalué plusieurs options en matière de traite robotisée, mais a finalement choisi Lely pour quelques raisons clés. La première : l’expertise exclusive de la marque en technologie laitière robotisée.
« Ils font cela (la traite robotisée) depuis plus de 25 ans. Cette expérience se reflète clairement dans le produit », explique Herco Wilpshaar.
Un autre facteur déterminant a été le soutien des conseillers en gestion agricole de Lely, qui accompagnent les producteurs à chaque étape de leur transition vers l’automatisation.
« On n’achète pas simplement un robot. On obtient un partenaire. Ils nous aident à maîtriser le système et à tirer le maximum de l’équipement », explique Herco Wilpshaar.
Le soutien du concessionnaire local a également été un élément essentiel dans leur décision.
« Même le meilleur robot ne vaut rien si le service n’est pas au rendez-vous. Notre concessionnaire, Penner Farm Services, nous a accompagnés dans toute la planification des options d’entretien à l’aménagement de l’étable et nous a formés pour effectuer nous-mêmes les réparations de base. Cela nous permet de garder des coûts prévisibles. »
Un démarrage en douceur
« Nous avons entraîné les vaches à passer au robot à l’avance, ce qui nous a beaucoup aidés », explique Herco Wilpshaar. « Les premiers jours ont servi à établir une routine, mais ensuite, tout s’est rapidement stabilisé. »
Deux groupes de vaches ont été transférés simultanément vers les robots Lely, et l’équipe a constaté de bons niveaux de production dès le départ.
« Nous dépassions les 40 kilogrammes [par vache] dès le premier mois. C’était une surprise, surtout compte tenu du stress lié à la transition », explique Herco Wilpshaar.
L’ambiance dans l’étable est également plus calme.
« Les vaches sont plus tranquilles, plus détendues. Et le travail physique a considérablement diminué. C’est un environnement de travail nettement amélioré, à tous les niveaux. »
Une entreprise familiale
Même si la relève est encore jeune, la prochaine génération met déjà la main à la pâte. Les enfants, d’âge primaire jusqu’au secondaire, participent activement aux activités de la ferme, et leur aide à temps partiel contribue aux opérations quotidiennes.
« Chacun aide comme il peut. Ça reste une ferme familiale simplement équipée d’outils modernes », explique Herco Wilpshaar.
Regarder vers l’avenir
Pour cette ferme, la décision d’automatiser ne reposait pas uniquement sur des considérations économiques, mais sur la volonté de bâtir un avenir durable.
« La robotique nous permet d’exploiter notre ferme laitière avec moins de main-d’œuvre, plus de constance et une meilleure visibilité sur nos performances. Nous en sommes encore aux premières étapes, mais nous constatons déjà les bénéfices », ajoute Herco Wilpshaar.