La mangeoire est souvent l’un des premiers éléments que les producteurs examinent lorsqu’ils cherchent à améliorer les performances de leur troupeau. Et l’alimentation automatisée peut faire une réelle différence. Lorsque la ration est bien préparée et distribuée au bon moment, plusieurs autres aspects de la gestion du troupeau peuvent en bénéficier. À l’inverse, une alimentation moins précise peut entraîner des pertes d’aliments et avoir un impact sur la production laitière.
Pour des producteurs comme Jason Baus, Michael Telaak et la famille Vettleson, l’alimentation automatisée a changé leur façon de gérer le troupeau. Au lieu de distribuer les aliments une ou deux fois par jour et d’estimer les besoins des vaches, ils peuvent maintenant offrir de plus petites quantités d’aliments frais tout au long de la journée. Les données en temps réel les aident aussi à ajuster l’alimentation plus facilement et à prendre des décisions plus éclairées.
Récemment, ces producteurs ont participé à une série de quatre vidéos dans lesquelles ils partagent leur expérience avec le système d’alimentation automatisée Lely Vector.
Pour Jason Baus, propriétaire de Tower View Acres, au Wisconsin, l’un des plus grands changements depuis l’installation du Lely Vector est la disponibilité constante d’aliments frais pour son troupeau tout au long de la journée. « Quand je regarde la production, les économies d’aliments et l’efficacité du Lely Vector, ce qui ressort, c’est qu’il y a toujours des aliments frais disponibles », explique-t-il. « Les vaches n’ont pas besoin de toutes se rendre à la mangeoire en même temps. Elles peuvent attendre la prochaine ration. »
Ce changement peut sembler mineur, mais selon Jason, il a eu un réel impact sur les déplacements des vaches dans l’étable. Plutôt que de voir un grand groupe se précipiter à la mangeoire dès l’arrivée des aliments, les vaches peuvent manger au moment qui leur convient. Cela favorise une circulation plus fluide dans l’étable et leur donne davantage de flexibilité dans leur routine quotidienne. Les résultats en matière de production ont suivi.
Michael Telaak, de Telaak Farms dans l’État de New York, a observé des changements similaires depuis le passage à l’alimentation automatisée et à la traite robotisée.
« Depuis que nous avons adopté les systèmes robotisés, notre production laitière n’a fait qu’augmenter », explique Michael Telaak. « Nous avons choisi d’investir dans le Lely Vector en raison de son potentiel à améliorer notre rendement sur les coûts d’alimentation, qui représentent notre principal poste de dépenses. Et à mesure que notre ferme et nos installations prendront de l’expansion, le système pourra facilement s’adapter à un plus grand nombre de vaches. »
Le Lely Vector permet ce que Michael décrit comme des « micro-distributions » : de plus petites quantités distribuées plus fréquemment tout au long de la journée. Plutôt que d’estimer une seule fois par jour la quantité que le troupeau consommera, le système s’ajuste continuellement aux besoins des vaches.
Le Lely Vector réduit ainsi une partie des approximations liées à l’alimentation et offre aux producteurs un outil supplémentaire pour optimiser les performances du troupeau. Michael souligne également que cette technologie permet à son équipe de consacrer davantage de temps aux éléments qui font réellement une différence.
« Nous avons maintenant plus de temps pour travailler sur la qualité de la ration, améliorer nos installations et porter attention à chaque vache, tout en gardant une vue d’ensemble du troupeau. Nous pouvons peaufiner chaque détail afin de passer au niveau supérieur. »
Pour Josh et Wyatt Vettleson, propriétaires de JW Vett Farms, au Minnesota, la rentabilité passe notamment par une meilleure compréhension des données du troupeau.
« Grâce aux capteurs portés au cou des vaches, nous pouvons savoir plus précisément ce qu’elles mangent et suivre leur rumination. Ça nous permet de surveiller beaucoup plus d’éléments qu’avant, alors qu’on devait souvent se fier à l’observation directe. On passait beaucoup de temps à le faire, et ce n’est plus nécessaire aujourd’hui », explique Wyatt Vettleson.
Avant l’arrivée du Lely Vector, le troupeau de Jason Baus produisait en moyenne environ 7 000 lb de lait par robot, par jour. Cette moyenne atteint maintenant près de 7 900 lb. Jason a aussi observé un gain d’environ une livre de lait par vache, par jour, ainsi qu’une hausse des taux de gras et de protéines.
Pour lui, la différence vient surtout du fait que les vaches ont accès à la ration au moment où elles en ont besoin, sans devoir attendre la prochaine distribution.
À Telaak Farms, la même quantité d’aliments permet également de produire davantage de lait, entre autres grâce à une réduction des refus.
« En permettant à la vache de manger lorsqu’elle en a besoin, sans avoir à attendre, on favorise un meilleur environnement dans le rumen, ce qui contribue à améliorer la production et les composantes du lait », explique-t-il.
Chez les Vettleson, la production laitière et les composantes du lait sont demeurées stables malgré les changements de saison et les variations de température.
« La production est restée pratiquement constante tout au long de l’été dernier », explique Josh Vettleson. « Nous obtenions toujours à peu près la même quantité de lait, même pendant les journées chaudes et humides. Et cet hiver, malgré certaines journées extrêmement froides, nous n’avons pas vraiment constaté de baisse de production. Même lorsqu’il faisait près de −34 °C, les vaches ne semblaient pas vraiment affectées. »
L’alimentation représente l’un des principaux coûts d’une ferme laitière. Réduire les pertes peut donc avoir un impact direct sur la rentabilité.
« Le principal avantage financier, c’est l’amélioration de l’efficacité alimentaire », explique Michael Telaak. « L’alimentation est le poste de dépenses le plus important sur une ferme. »
Avant l’arrivée du Lely Vector, Michael visait environ 5 % de refus afin de s’assurer que les vaches ne manquent jamais de nourriture. Avec le système automatisé, ce taux est maintenant d’environ 1 %.
Jason Baus a constaté une évolution semblable. Avant l’installation du Vector, il estime que sa ferme générait entre 600 et 900 lb de refus par jour. Aujourd’hui, selon les conditions météo, les mangeoires peuvent parfois n’avoir besoin d’être nettoyées qu’une fois toutes les deux semaines.
À la ferme des Vettleson, l’objectif est aussi de savoir précisément ce qui est distribué et ce que les vaches consomment.
« J’aime pouvoir consulter ces données au quotidien et voir exactement ce qui a été distribué, sans surplus », explique Josh Vettleson. « On sait précisément ce que les vaches ont consommé. Ça nous permet simplement de tirer davantage de nos meilleures vaches. »
Les avantages de l’alimentation automatisée vont bien au-delà de la mangeoire. Dans une ferme où la traite est robotisée, l’alimentation peut aussi contribuer à favoriser une circulation plus naturelle des vaches dans l’étable.
« J’ai remarqué une différence dans la façon dont les vaches se rendent aux robots », explique Michael Telaak. « Avec la configuration de notre étable, une vache qui doit être traite passe par les robots. Le Lely Vector s’intègre donc très bien à cette routine : lorsqu’il distribue la ration, il attire les vaches vers la mangeoire et, par le fait même, vers les robots. »
Chez Jason Baus, les vaches effectuent maintenant en moyenne environ 2,3 traites par jour. Selon lui, le fait d’avoir une ration fraîche disponible tout au long de la journée aide aussi à maintenir une circulation plus fluide vers les robots. « Si une vache veut se coucher, elle peut le faire. Si elle veut aller se faire traire, elle y va. Et elle peut manger pratiquement quand elle le veut au cours de la journée. »
Cette souplesse est avantageuse autant pour les vaches que pour le producteur. Jason estime aussi que le Lely Vector lui fait gagner environ une heure et demie par jour sur sa routine d’alimentation, ce qui lui laisse plus de temps pour se concentrer sur d’autres tâches à la ferme.
Pour ces producteurs, c’est là que se trouve toute la valeur de l’alimentation automatisée. Il ne s’agit pas seulement d’automatiser la distribution de la ration, mais aussi d’avoir de meilleures données, de réduire les pertes et de dégager plus de temps pour le troupeau.
Visionnez la série complète de vidéos « Approuvé par les producteurs: l'alimentation automatisée avec Lely Vector » pour découvrir d’autres témoignages de producteurs sur leur expérience avec l’alimentation automatisée. Animée par Dan Schreiner, gestionnaire de proposition, fumier et alimentation chez Lely North America, cette série de quatre vidéos présente des résultats concrets obtenus à la ferme.